Éditorial
Chères Oheytoises,
Chers Oheytois,
Après des vacances d’été marquées par des périodes de canicule et de sécheresse, je me dois de revenir sur les problèmes d’alimentation en eau et en électricité qui ont causé quelques désagréments dans notre commune.
Si un certain agacement justifié de votre part est tout à fait compréhensible, il n’excuse pas, cependant, les propos virulents sur les réseaux. Il est important de rappeler que, pour qu’un réseau d’eau ou d’électricité fonctionne, des hommes et des femmes
travaillent dans des conditions souvent difficiles. Ils méritent donc un minimum de respect.
Avoir de l’eau en suffisance et de qualité ne se limite pas, uniquement, à ouvrir le robinet. Et bénéficier d’électricité ne se limite pas non plus à pousser sur un interrupteur.
L’une des raisons du problème de l’alimentation d’eau, causée par un dysfonctionnement du surpresseur de la rue du Moulin à Haillot, provoquant une chute de pression sur l’ensemble du réseau, fut principalement due au colmatage volontaire du système d’aération par un riverain gêné par le bruit des ventilateurs.
Depuis lors, un aménagement spécifique a été réalisé et le matériel remplacé. Néanmoins, au regard d’un manque d’information ou d’anticipation dans le chef de la SWDE, le Collège a rencontré la direction afin d’améliorer la communication et évoquer la mise en service du nouveau réservoir de la rue de Nalamont, ainsi que la planification de la suite des travaux de l’autoroute de l’eau sur notre territoire.
Quant à l’électricité, les coupures et microcoupures à répétition ont engendré la réaction de plus ou moins 200 clients suite à une démarche citoyenne lancée sur Facebook. A ce sujet, je tiens à remercier ce citoyen pour l’initiative.
A l’issue d’une rencontre entre le Collège et la direction de l’AIEG, il a été décidé d’élaborer un questionnaire, accessible en ligne et/ou distribué par l’intermédiaire d’un toutes-boîtes, afin de permettre à l’ensemble des citoyens de le compléter. Cette démarche
permettra d’objectiver la situation tout en recueillant des informations techniques permettant aux agents de l’AIEG de mieux comprendre la problématique et proposer des solutions durables.
Enfin, de manière plus générale, force est de constater que nous vivons dans un monde qui connaît, malheureusement, de nombreux bouleversements. Les conflits, les tensions internationales et les incertitudes de toutes sortes occupent souvent l’actualité.
Toutefois, ce n’est pas le moment pour céder au pessimisme. C’est au contraire le moment pour rappeler que les difficultés ne doivent jamais nous empêcher d’avancer. Face aux défis, nous avons besoin de lucidité, bien sûr, mais aussi de confiance et de volonté. C’est
en regardant l’avenir avec détermination, et non avec résignation, que nous continuerons à faire progresser notre commune.
Avec mes collègues du Collège et du Conseil communal, et avec l’ensemble de l’administration que je remercie, nous nous efforçons chaque jour d’être à votre écoute, d’être présents sur le terrain et d’agir au plus près de vos besoins. Notre vraie force, c’est précisément cette proximité. Pouvoir se parler, se rencontrer, trouver ensemble des solutions est une force que nous devons préserver.
Bonne lecture à toutes et à tous.
C. GILON
Bourgmestre
Président du Conseil provincial de Namur
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