Magazine Ohey 71 printemps 2026 à télécharger
Éditorial
Chères Oheytoises,
Chers Oheytois,
Intégration, fusion, réformes…. des mots à la mode actuellement dans un monde en perpétuelle mutation où l’instabilité et la peur rythment le quotidien de beaucoup de personnes, mais également de structures proches de nous comme les CPAS, les Communes et les Provinces.
Chaque nouvelle année porte en elle une promesse : celle d’un chemin à parcourir ensemble, dans le respect de nos institutions et de celles et ceux qui les font vivre. L’année 2026 ne sera pas une année ordinaire. J’ai la conviction qu’elle constituera une étape déterminante. Les premiers jours nous en donnent déjà le ton. Le chemin sera riche mais exigeant, porteur d’opportunités mais aussi de responsabilités accrues.
Toutefois, le véritable risque qui nous guette n’est pas l’effort, mais l’immobilisme. Et l’immobilisme, vous le savez, n’est jamais une option responsable.
Le professeur Lionel Jonkers publiait dans La Libre du 12 janvier dernier ces propos : « En ces temps troublés, le partage de paroles justes demeure souvent un repère essentiel »
« À l’heure des vœux, souhaitons pour 2026 moins de vacarme et plus de justesse. Moins d’exhibition et plus de présence. Moins de certitudes assénées et plus de nuances partagées. »
Ces mots traduisent avec une grande justesse l’exigence qui doit guider notre action publique et notre manière d’aborder les défi s collectifs.
Pour ma part, fort de mon expérience en tant que Bourgmestre, j’aurai donc toujours à cœur d’être à votre écoute.
Rien ne remplace le lien humain, la rencontre et l’écoute.
Aujourd’hui comme hier, je veillerai à être ce trait d’union entre les réalités du terrain et les décisions institutionnelles.
Il est de notre responsabilité collective de ne pas céder à la peur. Il est de notre responsabilité de ne pas céder aux simplifications excessives.
Il est de notre responsabilité d’adopter une posture à la fois ferme et ouverte, structurée et à l’écoute, responsable et tournée vers l’avenir.
Gardons toujours à l’esprit ces deux principes : « La force d’une gouvernance réside dans la nuance, non dans le bruit » et « La peur divise, tandis que la responsabilité rassemble ». Même si la rationalisation est nécessaire et que l’efficacité doit être renforcée, je veillerai à ne pas me disperser dans des combats secondaires.
Comme beaucoup d’entre vous, je suis conscient que la question de fond est celle de la gouvernance territoriale dont l’architecture n’a plus évolué depuis la fusion des communes de 1976. Oui, les moyens publics doivent être mieux utilisés.
Oui, l’efficience est indispensable. Oui, nous voulons tous un service public efficace et de proximité.
Mais toute évolution doit impérativement s’appuyer sur un diagnostic rigoureux de l’existant. C’est la condition d’une réforme juste et durable. Néanmoins, si l’évolution est nécessaire, elle doit toujours être fondée sur un diagnostic rigoureux de l’existant, sous peine de se tromper de chemin, voire de destination. L’évolution est nécessaire, mais elle ne peut être aveugle.
Trop de niveaux de pouvoir ? Sans doute. Mais une rationalisation conduite sans méthode ni vision sera quoi qu’il en soit contre-productive. Sans tabou, mais sans naïveté, il est clair que les dossiers relatifs à la réforme des Provinces et aux fusions de communes s’inscrivent dans une même dynamique. La question est donc celle de l’urgence et des priorités. À ce stade, je ne suis pas convaincu que la priorité immédiate réside dans une réforme structurelle descendante. Je crois davantage à la nécessité de faciliter juridiquement et concrètement la collaboration entre communes, et de raisonner en termes de bassins de vie pour les politiques de mobilité, d’aménagement du territoire, d’enseignement, de culture ou de santé.
La rationalisation n’est pas une fi n. Elle n’est pas un objectif en soi. Elle est un outil au service de l’efficacité et de la lisibilité de l’action publique. Dès lors, avant de solliciter de nouveaux efforts des pouvoirs locaux, les autres niveaux de pouvoir doivent assumer leur propre devoir de rationalisation.
Le niveau fédéral, les Régions et les Communautés doivent montrer l’exemple. C’est une question de responsabilité politique et de crédibilité institutionnelle.
Chacun doit prendre sa part. Chacun doit assumer ses responsabilités. C’est à cette condition que nous garantirons une action publique efficace, lisible et au service des citoyens en gardant à l’esprit que notre mission première est d’offrir un service public proche, humain et performant. Faisons donc de 2026 une année de travail, une année de transformation, une année où chaque effort comptera.
C. GILON
Bourgmestre et Président du Conseil provincial de Namur
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